[Recension Février 2015] «Le silence de l’autre rive » par Martine Gonfalone-Modigliani

 

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Je remercie du fond du cœur Martine Gonfalone pour sa superbe
critique de mon recueil de haïku Le silence de l’autre rive, (Unicité,
2014) publiée dans le numéro 47 de la revue Gong, avril-juin 2015.

Je vous la livre :

Hélène Duc, Le silence de l’autre rive

Éditions Unicités, mai 2014

Le visuel de la première de couverture représente une sorte de puzzle : des
fragments colorés de tableaux, images, paysages, photos et dessins parfois
flous, fracturés de couloirs blancs à la manière d’un labyrinthe.

Lorsqu’on parcourt le recueil, on retrouve cette impression de puzzle, bien
que la chronologie des saisons soit respectée : les haïkus comme autant de
morceaux de mosaïque, cimentés par la vie mais aussi par les blancs de
l’absence.

76 haïkus qu’Hélène dédie à sa sœur disparue, qu’elle retrouvera un jour sur « l’autre rive ». L’autre rive, c’est donc peut-être celle où l’on ne
peut aller, celle de l’Inconnu, des ombres et des peurs. Entre deux rives, l’étang, à la fois eau de vie et de mort, un entre-deux monde.

premier redoux
l’étang boit le silence
de l’autre rive

Pour l’heure, Hélène s’attache à évoquer les petits riens du monde animé,
où se meuvent humains, animaux, végétaux et les quatre éléments, selon le
rythme des saisons. Dans le monde d’Hélène, même les objets sont vivants.
Et ce n’est pas tant ce qu’elle montre qui fait l’originalité de ses
haïkus, que le regard personnel qu’elle porte à ce qu’elle voit..

girouette envolée
dans la maison une odeur
de coq au vin

C’est un monde où, plus que l’ombre, dominent la lumière et les couleurs
chaudes et vives : reflets, éclats, éclaircies, soleil.

fin du feu d’artifice
la fleur du pêcher
redevient étoile

Seul le blanc de la neige, de quelques brumes ou nuages suggèrent le froid
et l’immobilité.

Les haïkus d’Hélène sont de facture classique : 17 syllabes, un kigo, la
surprise, l’effacement de l’auteur et surtout la suggestion et les
glissements d’associations.

touffes de perce-neige
par intermittence
la nuque de la joggeuse

premiers bourgeons-
son allaitement
sur toutes les lèvres

Malgré ce désir de se faire aussi discrète que possible, Hélène laisse
filtrer ses fêlures et les sentiments qui l’habitent parfois : regrets, solitude ou
douleur par un constant va-et-vient entre le monde extérieur et ce qui
remue en elle.

nuit de pleine lune
ma main sur une peluche
réchauffe l’absence

éclair de chaleur
soudain foudroyée
par l’absence des miens

Ce recueil témoigne d’un « Devoir de vivre », qu’Hélène accomplit en
évoquant les beautés de la vie, les moments de plaisir, de joie ou de
bonheur, si précieux parce qu’éphémères. Et si comme Orphée, Hélène ne peut
ramener sa sœur du royaume des ombres, du moins lui envoie-t-elle les
reflets de ce monde et lui fait-elle entendre sa voix.

Martine Gonfalone-Modigliani, février 2015

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Nouvelle retenue pour l’anthologie « Meurtres impossibles » aux Editions Rivière Blanche

Excellente nouvelle, ma nouvelle «Sur la corde raide » a été retenue pour l’anthologie « Meurtres impossibles » aux Editions Rivière Blanche

– Hypnos, de Nick Arsen
– Dix Petits Warps, de Bruno Pochesci
– Et pour quelques millions de trop, de Sophie Carstene
– Home sweet home, de Christophe Dolhent
– La bombe, le flic et le puant, de Nicolas A. Pages
– Le dernier verre du pirate, de Stéphane Lesaffre
– Le fantôme sur le balcon, de David Verdier
– L’envers du décor, de Corinne Toupillier
– Meurtre en chambre close, de JB Leblanc
– Meurtre en amour mineur, de Lenny A. Roy
– Saul Harker prend l’air, de Lionel Belin
– Suicide Illusoire, de Patrice Vincent
– Sur la corde raide, de Hélène Duc
– Meurtre dans les airs, de Sylvain Boïdo
– Proprement Mort, de Stéphanie Soban
– Les Demoiselles d’Angély, de Romain Bastide
– Le Vol noir du dragon, de Philippe Dessaint

Nous vous avions promis des retours individuels pour chaque texte reçu, ce sera chose faite, sachez que nous ne voulions pas retarder l’annonce des résultats, mais qu’au vu des soucis rencontrés ces derniers temps, nous avons préféré reculer l’envoi des mails justifiants de nos choix. Nous ne tarderons pas à vous les faire parvenir, soyez-en certains.

Encore merci et bravo à tous, car même les textes que nous n’avons pas retenus méritaient amplement d’être lus.

[Nomination Prix] « Prix Masterton 2015 »

Whaou! Bravo à tous les auteurs du recueil collectif Maison Hantée publié aux Éditions Luciférines (dont j’ai le bonheur de faire partie) : sélectionné pour le Prix Masterton 2015 !

Nouvelles

Artistes Fous Associés : L’homme de demain, Éditions des Artistes Fous

Collectif : Maisons hantées, Éditions Luciférines

Mélanie Fazi : La clé de Manderley, Bifrost 77

Gudule : La rose blanche du Caire, in Légendes d’Afrique, Elenya Éditions

Aude Reco : Noces d’éternité, Éditions du Petit Caveau

Vanessa Terral, Morgane Caussarieu et Sophie Dabat : Black Mambo, Éditions du Chat Noir

http://www.phenixweb.info/Prix-Masterton-2015-selection-du-premier-trimestre

[Chronique Presse ] « Maisons Hantées » par Johanna Almos de la revue Phénix Web

Avant même d’avoir ouvert l’anthologie, on est séduit par sa couverture. Une gargouille surmontant une maison que l’on devine hantée, un décor à la fois mécanique et labyrinthique, de quoi interpeller les esprits aventureux. Si Luciférines est une toute jeune maison d’édition, elle propose néanmoins des ouvrages très travaillés. Un papier épais, parsemé ça et là d’illustrations au fusain, le bibliophile avisé ne saura qu’apprécier une qualité devenue trop rare. Un professionnalisme éclairé qui transparait jusque dans le choix des textes.

Jeux d’enfants de Floriane Soulas ouvre le recueil avec force poésie et finesse.

Deux petits garçons entament une partie de cache-cache dans une vieille maison. L’un d’entre eux a neuf ans, l’autre plusieurs siècles. Un jeu pas tout à fait innocent.

Motel K de Yann Isoardi se veut plus contemporaine. Au cours d’une séance de psychothérapie, un homme relate une nuit d’effroi au sein d’un étrange hôtel. Une nouvelle déjantée qui tient du cauchemar. Un texte proprement irrévérencieux aussi truculent qu’effrayant, très rock ‘n’ roll. Les fans de Brain dead devraient adorer.

Le personnage du psychiatre est hilarant. Ceux qui suivent une thérapie y reconnaitront peut-être quelques traits de leur praticien ; peu, j’ose l’espérer. Un vrai régal.

Annabelle prend d’abord la forme d’une histoire de spectre doublée d’une romance homosexuelle. La chute est surprenante, la nouvelle cocasse, volontairement de mauvais goût. Un humour particulier qui rencontrera peut-être quelques détracteurs. Cependant, en jouant ainsi sur les hantises et dégouts de ses lecteurs, Jean-Charles Flamion ne se veut pas grand public. Il revendique son originalité. Nous ne pouvons que la saluer.

« Je suis mort ce matin », ainsi débute Le murmure des pierres de Chris Vilhelm. L’introduction très lyrique réjouira les férus de poésie. Le reste du texte est riche ; on y perçoit l’influence de Lautréamont. Le récit plaira d’ailleurs aux âmes torturées : à sa sortie de l’asile, un homme regagne la demeure familiale abandonnée. De quoi redonner vie à toutes ses terreurs. Vous en tremblerez.

Préservons l’éternelle fontaine de Raphaël Boudin se présente comme une étude originale du tourisme horrifique. Deux lieux y sont dépeints : une maison prétendument hantée par le fantôme d’un bovin hors-norme, puis la bicoque où a sévi un couple meurtrier. Le style est étonnant, l’histoire comique.

Avec Amphitryon, Quentin Foureau nous entraine dans les bas fonds. Révoltés, on passe des squats skinheads aux entrailles d’une demeure normande réquisitionnée par les nazis. Une nouvelle glauque sur fond de sida, drogue, vengeance et pédophilie. Un univers entre « Encore un jour au paradis » et « Requiem for a Dream » soudain transformé en récit horrifique. Un texte profond, mémorable au style soutenu, très littéraire.

Dans 65 rue Bouscarrat de Jérémy Bouquin, une jeune gothique adepte d’art de rue découvre une maison de passe à l’abandon. Après une étrange rencontre, elle y réalisera un chef-d’œuvre. Le texte est osé, accrocheur. Le style très cru colle à merveille à l’histoire et ses protagonistes.

Kolka est un magnifique voyage littéraire qui nous emmène jusque sur les terres islandaises.

Un couple de touristes visite un musée désert en compagnie d’une fillette. L’histoire est belle, les décors dépeints le sont plus encore. La fin laisse un goût de trop peu, on aimerait que le récit se poursuive mais V.F.F. Pouget préfère laisser planer un certain mystère.

145 rue Lafayette, deux cataphiles explorent une demeure abandonnée qui a tout de l’antre vampirique. Le texte d’Antoine Techenet est bien mené, glaçant. Il traduit une bonne connaissance du milieu de l’exploration urbaine.

Avec Classifié, nous découvrons les notes d’un policier qui cherche à élucider un meurtre d’une violence inouïe. Emmanuel Delporte signe ici une enquête au dénouement mystique qui tient le lecteur en haleine.

A travers Métafiction, l’échoppe d’un bouquiniste devient le théâtre d’odieux rituels.

Dans une prose toute baudelairienne, Mahaut Davenel dessine une allégorie de la littérature elle-même. Un texte sur le pouvoir des mots. Une nouvelle simplement sublime.

Dans le placard d’Hélène Duc, une petite fille attend que son père rentre du travail. Elle se cache pour lui faire une surprise. Mais rien ne se déroule comme prévu. Un texte fort, percutant. Un cauchemar qui vous hantera.

Cambrousse punk voit un anarchiste hériter d’une maison en rase campagne. Visiter la demeure sous ecstasy n’était peut-être pas une idée judicieuse, l’homme s’en apercevra à son grand dam.

Un style à la Audiard piqué d’expressions à la Coyote, Mickael Freugray ose tout pour notre plus grand bonheur. Du grand art.

Iravel a le doux parfum des contes, le charme désuet des chansons de geste et de l’amour courtois.

Un vicomte s’éprend d’une chaste jeune femme. Il se contraindra à l’abstinence pour ne pas l’offenser. Quand l’amour tourne à la dévotion, le respect frôle la folie et la déraison guette.

Un texte grandiose de Vincent Tassy.

Les murs de Blackat auront vu maintes horreurs. Un mari violent et son épouse s’installent dans un manoir au nom singulier de Blackat. Bientôt la jeune femme perçoit la présence d’un spectre. Un récit à l’issue surprenante doublé d’un bien bel hommage à Edgar Poe, Nicolas Saintier sait nous charmer.

Dans La vénus aux épines, une maison abandonnée se transforme en dangereux cloaque végétal animé par un esprit des plus envoutants. Magie noire et idolâtrie, le texte de David Mons est aussi inventif qu’effrayant.

Dehors il neige est un récit post-apocalyptique comme il m’en a peu souvent été donné de lire, à la fois poignant et terrifiant. L’outrageant talent de Bruno Pochesci laisse une sensation de malaise qui ne vous quitte plus.

Tour à tour lyriques et irrévérencieux, glaçants et émouvants, impossible de choisir son préféré parmi les textes de l’anthologie « Maisons hantées ». Une chose est sûre, tous vous feront forte impression.

Maisons hantées, éditions Luciférines, avril 2015.

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http://www.phenixweb.info/Maisons-hantees

[Chronique Presse ] L’Anthologie d’horreur « Maisons Hantées » par Anne-Marie Bouthillier de la revue Clair Obscur

maisons hantées luciférines

anthologie maisons hantéesLes Éditions Luciférines, dont la barre est tenue par Barbara Cordier, défendent une mission des plus nobles, celle de mettre en avant des auteurs et des textes d’horreur contemporaine. Fortement ancrée dans la culture underground et inspirée par les courants romantique et surréaliste, cette jeune maison d’édition se fait l’héritière du splaterpunk anglo-saxon. Après une anthologie présentant des réadaptations trash et transgressives des nouvelles d’Edgard Allan Poe, Nouvelles peaux, les Éditions Luciférines en sont maintenant à la publication de leur 4e ouvrage, Maisons Hantées, un hommage à ces lieux si souvent exploités en littérature d’horreur et de fantastique.

Décor par excellence des récits de terreur, les maisons hantées se sont fait le théâtre de phénomènes inexplicables, de possessions diaboliques et de fantômes trop attachés à leur passé, terrorisant entre leurs murs des centaines de milliers de personnages. Par la main des créateurs exploitant le fantastique, la maison perd son rôle rassurant d’abris, de protection contre tout ce qui pourrait nous faire du mal, pour devenir lieu de huis clos angoissant, frontières entre la réalité et d’étranges mondes et même parfois une entité malveillante à part entière. Malgré le fait que le thème ait été utilisé, semble-t-il, ad nauseam, l’anthologie des Éditions Luciférines nous prouve, grâce à ses 17 nouvelles, qu’il n’a pas perdu de son efficacité.

Vous trouverez très peu de clichés entre les pages de cette anthologie. Pas de famille emménageant dans une nouvelle demeure qui s’avérera dangereuse, mais plutôt des récits où le contexte des lieux hantés est réinventé, modernisé. On retrouve, entre autres, un motel (Motel K.), un appartement (Annabelle), un musée oublié (Kolka) et un bordel délaissé (65 de la rue Bouscarrat). L’engouement pour les lieux abandonnés, bonifié par le web, y est représenté par la quantité frappante de maisons abandonnées qui figurent dans les récits (Jeux d’enfants, Amphytrion, Classifié) dont deux mettant en scène des férues d’exploration urbaine (145 rue Lafayette et La Vénus aux épines), discipline gagnant sans cesse en popularité.

Maisons hantées se trouve dans la variété des styles et des formes de narrations. En effet, les maisons étranges constituent la ligne directrice de cette anthologie, mais les récits, tous différents les uns des autres, présentent un bel éventail de variations sur un même thème. Ainsi, le lecteur se plaira à parcourir des histoires racontées sous forme d’enquête policière (Classifié), de documentaire (Préservons l’éternelle fontaine), de confession (Le murmure des pierres) et de journal (Dehors, il neige). Il aura également droit à un tour dans le passé (Iravel et Les murs de Blackcat), une incursion du côté de l’humour (Annabelle) et une confrontation avec le langage très particulier d’un punk (Cambrousse punk).

Amateur d’histoires d’horreur, de gore et de mystères, n’hésitez pas une seconde à vous procurer cette anthologie d’une grande qualité. Les 17 nouvelles, offertes par l’imagination débridée de 17 auteurs français, comportent toutes à leur façon de violents frissons, des malaises amers et un sentiment d’angoisse jubilatoire. De plus, cette œuvre volumineuse (356 pages) et magnifiquement illustrée est en lice pour le prix Masterton 2015, dans la catégorie «nouvelles».

Site web des Éditions Luciférines

Page Facebook des Éditions Luciférines

nametag-AM

http://www.revueclairobscur.ca/lanthologie-dhorreur-maisons-hantees/#respond

[Parution Février 2015] [Recueil collectif] « Rivalités 2015 » [épuisé]

RIVALITÉS – Édition 2015

33 Haïkus incomplets

LE CONCEPT

couverture_promo_11x17Au premier jour de l’automne, nous publierons sur cette page, 33 haïkus incomplets, de deux lignes seulement, et vous laisserons le plaisir de les terminer. La période de création durera toute la saison.

Au premier jour de l’hiver, un comité de sélection formé de haïjins d’expérience (Robert Bilinski, Danièle Duteil, Pascal Goovaerts et Jimmy Poirier) choisira parmi tous les textes reçus, les trois meilleures versions de chaque haïku. Les 99 poèmes ainsi formés sont regroupés pour donner vie à un magnifique recueil illustré par l’artiste suisse Simon Kroug !

Au premier jour du printemps, en vous dévoilant notre nouvelle publication, les auteurs découvriront en même temps, les noms des gagnants des duels. Les trois poètes qui auront le plus impressionné le jury seront déclarés meilleurs rivaux de l’année !

   
EXEMPLE DE VARIATIONS :

SOLEIL D’OCTOBRE (4)
un goéland vole (5)
un sac de chips (4)

DEVANT CENT TÉMOINS (5)
un goéland vole (5)
un sac de chips (4)

_____________________ (à vous !)
un goéland vole (5)
un sac de chips (4)

   

 LE JURY

  • Robert Bilinski
  • Danièle Duteil
  • Pascal Goovaerts
  • Jimmy Poirier

LES HONNEURS

Trois auteurs par an peuvent prétendre au titre de Grand rival et se mériter l’un de ces prix reconnaissance :

Le prix COUP DE CŒUR, décerné à l’auteur choisi par le jury parmi ceux qui ont obtenu une note parfaite pour l’une de leurs compositions.

  • 2015 – Monique Junchat

Le prix CHAPEAU ! décerné à l’auteur ayant obtenu la note la plus élevée pour l’ensemble de ses compositions.

  • 2015 – Hélène Duc

Le prix MÉDAILLE DE BONZE, décerné à l’auteur comptant le plus de compositions publiées dans cette édition.

  • 2015 – Hélène Duc et Damien Gabriels (ex aequos)

Les lauréats de ces prix d’excellence sont invité à se joindre au jury de l’édition suivante du concours.


LES PARTCIPANTS  2015

Antonini Jean
Asunsolo isabel
Aubé Micheline
Betting Michel
Bikko
Bilinski Jules
Bilinski Robert
Bilinski Zoé
Blandine Alizirine
Bourgeois Claire Andrée
Brousmiche Anne
Brulet Gilles
Chaday Maryse
Chantal Christin
Chartrain Jean-Louis
Chaudet Geneviève
Chicoine Ginette
Chrétien Michèle
Chrystale Dina
Colling David
Colpart Virginie
Copinne Sophie
Cros Roselyne
Davin Sandrine
Doderisse Denise
Duc Hélène
Dumon Gérard
Dupuy Graziella
Duteil Danièle
Fousse Pierre
Gabriels Damien
Gillet Patrick
Ginoux-Duvivier Joëlle
Goovaerts Étienne
Goovaerts Pascal
Gourjon Audrey
Grabot Michèle
Harmand Michèle
Hoarau Vincent
Hoatau Sophie
Horth Nancy
Huppen Iocasta
Janelle Liette
Junchat Monique
Kahane Pierre
Labelle Anne-Marie
Landry Céline
Lavoie Sylvie
Le Divenah Patrick
Lebel Céline
Lefeuvre Bénédicte
Lévesque Monique
Massip Hélène
Matrat Anne-Sophie
Mc Nicoll Michelle
Molin Poleen
Mouillon Elisabeth
Mühlebach Florence
Nickolay Eléonore
Nuda Fran
Ourliac Christiane
Pellat Brigitte
Pellet Jo(sette)
Pham Minh-Triêt
Quinta Philippe
Ranieri Christiane
Raynaud Julien
Rohu Christophe
Sakhinis-De Meis Marie Jeanne
Santiago Ernesto P.
Simmonds Keith
Somprou Patrick
Taleb Allal

http://editions.pascalg.ca/rivalites2015/

[Parution Juin 2015] Numéro de juin 2015 de la Revue du tanka francophone.

 

Très heureuse de vous annoncer la parution du renga « Rondo » écrit en collaboration avec mes copines de Renga entre amies : Daniele, Monique, Lilas, Florence dans le numéro de juin 2015 de la Revue du tanka francophone.

Je vous en offre les premières lignes pour vous mettre l’eau à la bouche émoticône wink :

Rondo
Cinq participantes : Hélène DUC (HD), Danièle DUTEIL (DD), Florence HOUSSAIS (FH), Monique JUNCHAT (MJ), Lilas LIGIER (LL).
Sabbakite : Danièle DUTEIL
1.
Lumière de l’aube
l’éclat d’une stalactite
pendue au clocher (DD)
du sapin sur le trottoir
les guirlandes sont ôtées (HD)
2.
Dans la maison vide
le sourire de la veuve
s’efface au carreau (HD)
limpide la goutte d’eau
sur le bord de ses paupières (FH)
3.
Ma frange a poussé
ratisser les herbes hautes
semées de feuilles (FH)
toujours coiffé d’un plastique
le petit olivier tremble (MJ)

4.
Près du chevalet –
dans un vase et sur sa toile
le bouquet de roses (MJ)
le souvenir d’un parfum
de certaines nuits d’été (LL)

5.
Ouvrir ses valises
dans une chambre inconnue
un nouveau pays (LL)
tu m’avais promis Venise
et des soupirs sous les ponts (DD)

(…)

Pour vous abonner, c’est ici http://www.revue-tanka-francophone.com/

« Rivalités 2015 » 2 distinctions reçues : Le prix CHAPEAU et Le prix MÉDAILLE DE BONZE

Le prix CHAPEAU ! décerné à l’auteur ayant obtenu la note la plus élevée pour l’ensemble de ses compositions.

  • 2015 – Hélène Duc

Le prix MÉDAILLE DE BONZE, décerné à l’auteur comptant le plus de compositions publiées dans cette édition.

  • 2015 – Hélène Duc et Damien Gabriels (ex aequos)

Les lauréats de ces prix d’excellence sont invité à se joindre au jury de l’édition suivante du concours.

Un petit extrait :

au feutre rose
je souligne son prénom
le rouge aux joues

[Parution Février 2015] [Recueil collectif] «Trente Haïjins contre le nucléaire » chez Pippa Éditions

300_____Haijins Contre Nucleaire Plat 1._135

Trente Haïjins contre le nucléaire

Auteur : Seegan Mabesoone

ÉDITION BILINGUE
11,5 x 18 cm – 98pp.
Bouffant ivoire/NB
N° ISBN : 978-2-916506-61-6
Sortie : Février 2015
15€

青眼句会・パリ句会 日仏合同句集

Recueil de haïku franco-japonais

Cercle Seegan – Kukaï de Paris

 

序文、編集、翻訳 マブソン青眼

Préface, coordination et traduction

Seegan Mabesoone

現在、日本の原子炉はすべて停止中である。われわれ日本の住民にとって、特に何かが困っているわけではない。

本 句集で証明されただろうか。フランスと日本は”原子力大国”ではなく”詩の大国”同志であると。市民と芸術家の力で、これからもユーラシアの両端に美しい 言葉の花々が開くように!  マブソン青眼

 

À l’heure où j’écris cette préface, tous les réacteurs nucléaires japonais sont à l’arrêt. Or, nous, habitants de l’Archipel nippon, pouvons en témoigner : la vie quotidienne ne pose aucun problème particulier de ce fait.

La France et le Japon ne sont pas deux « grands pays du nucléaire ». Ce sont avant tout deux grands pays de poètes. Que la force des citoyens et des artistes permette aux pétales du verbe de s’ouvrir toujours, de part et d’autre de l’Eurasie ! Laurent Mabesoone

Le Cercle Seegan a été créé par Seegan Mabesoone ( nom de plume de Laurent Mabesoone) en 2004 à Nagano, Japon. Seegan Mabesoone est un poète de haïku (haïjin) français s’exprimant en japonais, spécialiste de Kobayashi Issa. Le cercle se réunit tous les mois à Nagano et occasionnellement à Nagareyama (banlieue de Tokyo).

Le Kukaï de Paris, créé en 2006 par Christophe Marand et Daniel Py, se réunit tous les mois dans la Capitale. C’est une réunion d’amis, de passionnés qui échangent autour du haïku. Http ://kukai.paris.free.fr/ .

Pour le commander

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