[Chronique de blog] Excellente critique de l’anthologie Naufrages & épaves aux éditions des EMBRUNS

image.html

C’est un petit bijou inclassable, loin très loin des livres ordinaires, on s’attend à des récits sur les fortunes de mer sous une forme habituelle et là ô surprise, on se retrouve plongé dans des univers oniriques et enchanteurs, écrit de manière collégiale et c’est magistral…

Ce livre est un ode à la mer et aux hommes marins, c’est un chemin de lumière, un phare littéraire interplanétaire, ce sont des mots parmi les plus beaux qui soient tant la finesse des écritures ressemblent à de la dentelle en forme d’échelle de pilotes portuaires…

Une citation de Chateaubriand donne le ton dès l’ouverture « La poésie c’est le chant intérieur »… et là les auteurs sont de véritables choristes, des bons faiseurs de mots, des pêcheurs à la ligne, des capteurs d’instants, des gardiens veilleurs bienveillants des océans…

Ce livre est captivant, étonnant, c’est une approche des choses de la mer toute en finesse et délicatesse, c’est une addition de sensations singulières…et la couverture s’ancre dans la tradition des écrivains d’un grand siècle où tout était à découvrir…

Ne vous privez pas du plaisir de le lire, car vous allez naviguer dans une odyssée mémorable…

Un petit ouvrage cadeau à réserver sur la liste du père Noël de manière prioritaire…

Naufrages & épaves – chant choral écrit en collectif est pulié aux éditions des EMBRUNS

Lien de l’article :

http://www.fleuves-et-canaux.net/index.php?option=com_content&view=article&id=6752:article-reserve-bib-3-novembre-01-h-10&catid=3:bibliographie&Itemid=18

 

Publicités

[Chronique de blog] Excellente critique de l’anthologie « Les yeux du tueur » par Miss Croco

couv-tueur-700

Auteur(e)s : Hélène Duc, Andréa Pandolfi, Jean Bury, Annabelle Blangier, K. Sangil et Jean-Marc Sire

Édition : L’Ivre Book

Sortie : 6 Mai 2017

ISBN : 978-2-36892-461-7 / 3,99 € (Coll. Enigma)

Résumé :

Tueurs en série, femmes fatales et petits diables sanguinaires, voilà ce que vous propose, entre autres, l’anthologie Les yeux du tueur.

Six textes noirs triés sur le volet par Yves-Daniel Crouzet, pour vous faire frémir et vous rappeler que le mal est partout. Surtout où on l’attend le moins !

Une très sympathique critique de l’anthologie policière Les yeux du tueur coordonnée par Yves-Daniel Crouzet (et où figure ma nouvelle noire Passage à l’acte) qui récolte un beau 18/20.

Merci à Miss Croco et Indécise Book.

Avis #MissCroco

Quand j’ai commencé ce livre, je pensais me replonger dans mon style de livre favori, le polar !! Vous voyez style Agatha Christie ou Granger !!! Mais pas du tout, du tout…

J’ai découvert ici un nouveau, pour moi, genre de livre. Ces histoires ont un point commun l’horreur. Mais pas le gore, l’horreur psychologique !

Ce qui est fascinant dans ces histoires c’est que l’on découvre comment, même le plus « normal » des êtres humains peut tomber dans le meurtre et avec préméditation !!!!!!

En plus ce qui est génial c’est que l’on ne sait jamais comment les choses vont tourner ni pour qui le destin sera modifié à tout jamais !!!!

Depuis quelque temps déjà, je ne lis presque que de la romance mais là, avec ce livre, j’ai renoué avec mes premières amoures !

Le suspens, le mystère, la folie humaine, le cheminement psychologique, l’attachement aux personnages, tout y est !!!! Ici on ressent la peur, la colère, la compassion, la douleur mais aussi l’énergie, la passion, l’amour même que dégagent tous les personnages de ces écrits !!! On comprend même pourquoi « le tueur » de chaque histoire fait ce qu’il fait.

J’ai vraiment aimé lire ce livre et je remercie tous ces auteurs pour leur plume et leur imaginaire…un peu tordu !!!!

Note : 18/20

Disponible chez L’ivre-BookFNACImmatérielActuSFAmazonGoogle Playe-Leclerc – Cultura – BookeenKoboNolim Carrefour – Archambault – Chapitre.com – Decitre – etc.

 

[Chronique de blog] Bonne critique de l’anthologie « La Saint-Valentin ? Pas pour moi ! » par Emy Lie

16143756_10155043918506654_7142278278950015292_o

La Saint Valentin? Pas pour moi !

Recueil de 4 auteures: Audrey Calviac, Hélène Duc Stéphanie JL et Steff S

Pour l’acheter, c’est par ici : Amazon

Prix : 3€99

Note 4/5

Résumé :

Nos héros sont allergiques à cette fête….

Mais entre une mystérieuse allergie le soir de la Saint Valentin, un mariage ce même jour où les mariés forment un couple parmi les invités célibataires, pour la soirée. Mais encore une personne qui s’acharne à vous faire aimer la Saint-Valentin ou les démons du passé qui vont vous entraîner dans des souvenirs autres que roses …

Laquelle préférerez-vous ?

Emy Lie a été conquise par la lecture de l’anthologie La Saint-Valentin ? Pas pour moi ! parue dans la collection Vénus chez Evidence Editions où je suis entourée d’Audrey Calviac, Steff. S et de Jean-Louis Stéphanie et, elle le fait savoir en termes élogieux.

Morceaux choisis de la chronique :

J’ai été très surprise par les textes, l’histoire et le contexte. 4 auteures que je ne connais pas et que je tiens à féliciter, car elles ont toutes une plume très belle et très fluide. C’est dans ce genre de livre, que j’aime me plonger afin de découvrir les nouveaux auteurs inconnus à mes yeux. Cela me permet de voir si je pourrais adhérer à leur plume et c’est un sans faute, ici.

Nous découvrons QUATRE histoires très prenantes, où les actrices ont toute une sainte horreur de ce fameux 14 février, dites, la fête des amoureux.

Félicitations à vous toutes, vous m’avez conquise!

Un merci particulier à Emy Lie pour son ressenti enthousiaste sur ma nouvelle Mister Tagada 😉 Je cite :

J’ai bien ri avec la seconde, Mister Tagada. Le pauvre homme ! être allergique à la Saint-Valentin ? Qui aurait pu croire que cela aurait pu arriver ? Enfin, la fin finit bien, mais qu’en est-il quand elle lui annonce son secret ? J’aurai bien aimé une suite.

Lien de la chronique :
https://emylieauteur.wixsite.com/monsite/single-post/2017/10/13/La-saint-valentin-Pas-pour-moi

[Critique web] Une chronique de l’anthologie « Les OGM et après… » sur le site des Vagabonds du Rêve

ogm

Une critique élogieuse de l’anthologie Arkuiris « Les OGM et après… » sur le site des Vagabonds du Rêve. Merci à eux.

 

La critique de Dounia Charaf :

Yann Quero a réuni ici des textes autour de l’idée des OGM et de leur influence sur la nature et l’humanité, thématique qui a inspiré aux nouvellistes des univers tristes où ils ont anticipé des transformations qui nous dépassent et nous annihilent.
Ces textes, mis à part deux qui tranchent par leur humour, même quand ils sont parodiques comme les balibis de Vyl Vortex dans Le Plus mignon, sont porteurs d’une même morale : manipuler le vivant nous mène à notre perte. Ils illustrent moins la réalité à venir, que nous avons du mal à imaginer en dehors de notre société actuelle vénale et transgressive, que l’angoisse que nous portons à vivre dans un univers en rapide transformation.
Le seul texte réellement optimiste, et finalement différent sur le sujet est d’un auteur canadien, qui nous apporte un éclairage nouveau et extérieur. Il s’agit de Dans les dents de l’ours abstrus de Jean-Louis Trudel, où à travers enquête policière et course poursuite entre le Groenland encore frais et la France au climat devenu tropical, des écologistes activistes tentent de sauver la planète en réutilisant les gènes d’animaux préhistoriques.
La thématique de l’enfance parcourt le recueil : Le Plus mignon (Vyl Vortex), Un Seul dalmatien de Vivien Esnault, mais aussi, la fable mélancolique de Yann Quero, La Vallée des hommes fleurs où les fleurs OGM transforment le vivant à travers les enfants, jusqu’à l’extrême et monstrueuse manipulation de l’enfant oiseau dans Jack de Julien Brethiot.
Les dieux machines ou « humains » interviennent aussi pour recréer l’univers à leur convenance ou à l’image édénique inscrite dans leurs fichiers d’IA, ainsi l’intelligence artificielle qui tâtonne pour recréer l’humanité après des années de manipulations : Anthony Boulanger avec Chimaera Incorporation et Stéphane Dovert avec Les Ignames de l’Éden. Cette nature reconstituée est surveillée par des animaux machines dans Tout dans la nature nous émeut, de Jean-Yves Carlen, une nature au cordeau et devenue artificielle.
Hélène Duc dans Mise au vert, nous narre la courte escapade d’une plante étrange dont on ne sait ce qu’elle est réellement, puisqu’elle parvient à subjuguer mentalement les humains dont elle se sert pour tenter de rejoindre les forêts et ses semblables, un texte à la fois ténébreux et drôle.

Deux dernières nouvelles dans ce florilège, deux textes drôles aussi, Un Cadeau pour Rebecca de Jean-Marc Sire et Gasconnade de Sylvain Lamur où l’on découvre de délirantes mises en scène de plantes animées, au premier sens du terme, avec une lointaine et burlesque évocation du monde imbibé de magie des temps passés. Dans le premier, une plante aux gênes modifiés pour la rendre animée comme un animal de compagnie, sème le désordre dans une Mars habitée par des pionniers vivant dans un monde qui tient des western de Lucky Lucke et des Chroniques martiennes. Gasconnade nous replonge, lui, dans un univers qui pourrait être celui des contes traditionnels, où une magie, ici venue de manipulations scientifiques et de celle du terroir, redonne à la nature ses esprits et ses farfadets en se jouant des économistes chinois ! Ici les OGM, bousculant les humains, s’incrustent dans leur environnement, environnement déjà largement transformé.

Éditions Arkuiris
Anthologie coordonnée par Yann Quero
Pages : 328 – Prix : 18 €
ISBN : 978-2-919090-09-9

[Critique/Recension] Naufrages & épaves – chant choral aux éditions des Embruns

Premier retour très enthousiaste sur le recueil Naufrages & épaves – chant choral paru récemment aux éditions des embruns.

image.html

Merci au blog Livraisons littéraires pour cette excellente critique que je vous livre ci-dessous :

C’est grâce au site SimPlement que j’ai découvert ce livre. Je remercie d’ailleurs les éditions des embruns  pour l’envoi ! La première chose que j’ai pensé en ouvrant mon enveloppe, c’est « wouah« . L’objet-livre est juste magnifique ! Le graphisme de la couverture rappelle les anciens livres de Jules Verne et la texture est un peu rugueuse au contact. Quand on feuillette l’ouvrage, on se rend compte de la diversité des productions proposées – des textes, des photos, des dessins – et ça donne très envie de se plonger dedans !

Ce livre est la première publication de cette maison d’édition qui met la mer en avant dans sa ligne éditoriale. C’est pour moi une réussite totale ! Le sous-titre est « chant choral » et je trouve que cela colle particulièrement bien à l’ouvrage : différents auteurs et artistes se sont regroupés et présentent leur vision de naufrages et épaves, vues réunies qui donnent un tout très cohérent et harmonieux.

Après un mot de l’éditeur, des remerciements et une petite biographie des auteurs, le livre commence. Il se divise en six parties, qui sont six facettes des naufrages et des épaves à explorer : « destins de marins », « les naufragés », « épaves, temples et mausolées », « métamorphoses et créatures », « au risque de l’enfance » et « mémorial et prière ». Chacune comporte à la fois du texte – nouvelles et poèmes- et des illustrations – photos et dessins.

Il est difficile de parler de ce livre, car les auteurs sont très nombreux et leur contribution variée. J’ai cependant trouvé tous les textes agréables à lire. Le fil rouge qui les unit est la mer et ses victimes, humaines et matérielles. On retrouve dans tous les écrits cette passion insolente pour la mer qui pousse des hommes et des femmes à monter sur un bateau et à prendre le large, malgré les risques encourus. Des récits de vie, mais aussi de mort. Des textes pleins de poésie, de sentiments et souvent de malheur.

S’il fallait en choisir une, ma préférence irait à la nouvelle « Le vieil homme et l’amère » de Amria Jeanneret, qui raconte l’histoire d’un vieil homme seul qui décide de prendre le large, de retrouver la sirène qui a causé l’anéantissement de sa famille et de se venger. Un beau récit qui montre à la fois les victimes de la grande bleue et une créature mythique fascinante.

Les illustrations sont de très bonne qualité et en couleurs. Il y a des images de tempêtes, de naufrages, d’animaux marins, d’épaves sous l’eau, mais aussi des dessins et gravures anciennes. Une belle diversité d’illustrations qui sont associées au texte qui les accompagne. J’ai cependant parfois regretté qu’elles soient en petit ou moyen format et non en pleine page.

« Doucement, j’ai laissé s’échapper l’air de mes poumons, et tout en regardant l’épave du voilier se disloquer au-dessus de moi, j’ai laissé l’eau m’envahir…
Puis je me suis laissé tomber vers les grands fonds…

Une formidable légèreté s’emparait de moi au fur et à mesure que je glissais dans les abysses. A un point tel, que j’en oubliais que je devais être mort. Que je ne respirais plus. Que je n’entendais plus battre mon cœur, ne ressentais aucune douleur. »

« Au-delà de la mer, il y a eu cette histoire. L’histoire de ce jeune homme qui avait mon âge et le cœur plein de rêves. Il a chassé mes doutes et mes peurs à travers ses mots, à travers le temps. La guerre me paraît loin maintenant. Elle ne peut plus m’atteindre dans cet autre temps où ce naufragé inconnu m’a propulsée. Je regarde l’horizon et maintenant je vois le voyage, le soleil, l’espoir et ces corps de noyés qui dansent pour toujours sous le roulis des vagues, au creux d’épaves remplies de trésors. »

Un très beau recueil sur le thème des naufrages et des épaves. L’objet-livre est magnifique. La mer et ses aléas sont présentés de manière originale, mélange de textes et d’illustrations dépeignant la vie et la mort sur un bateau. Des textes profonds, variés, baignés d’une certaine poésie. Un très bel ouvrage que je recommande

Lien de l’article : https://livraisonslitteraires.wordpress.com/2017/09/05/naufrages-epaves-chant-choral/

[Critique blog] Excellente critique du recueil De cendres et d’écarlate par le blog Emma’s Books

de cendres et d'écarlate photo du blog emma's booksMerci infiniment à Emma  du blog littéraire Emma’s Books pour sa superbe critique de mon recueil de nouvelles fantastiques De cendres et d’écarlate paru aux éditions Unicité. Lien d’achat si vous souhaitez le découvrir :  http://www.editions-unicite.fr/auteurs/DUC-Helene/de-cendres-et-d-ecarlate/index.php

Que dire d’autre que merci ? Je suis sans mots devant ces beaux compliments.

Je cite quelques extraits de la critique :

Dans ces six nouvelles fantastiques en y découvre vampires, démons, sorcières et autres personnages imaginaires. Six histoires différentes présentant six femmes de caractère, des créatures imaginées, mystiques, des prédatrices, des femmes dangereuses.

Je me suis laissé totalement emporter par ses histoires fascinantes mais aussi par l’écriture de Hélène Duc. L’écriture de l’auteur est gracieuse, absolument divine, toujours délicate et souvent sensuelle. Les histoires s’organisent sous forme de petits paragraphes de très peu de lignes qui rend la lecture incroyablement facile et agréable, c’est un recueil court qui se dévore sans s’en apercevoir.  On se laisse hypnotiser par ces créatures inquiétantes et fascinante, par cette atmosphère angoissante et parfois terrifiante.

C’est un recueil savoureux entre érotisme et fantastique, un petit livre charmant qui ne nous laisse pas de marbre grâce à la finesse de la plume de Hélène Duc.

Bravo à Hélène Duc pour son imagination et merci de m’avoir fait découvrir ces femmes absolument incroyables.

Critique intégrale à retrouver ici :

https://eemmabooks.wordpress.com/2017/07/26/de-cendre-et-decarlate-helene-duc/

[Chronique de blog] Excellente critique de l’anthologie Les OGM et après… aux Éditions Arkuiris

ogmMerci beaucoup à Françoise Grenier Droesch (auteure) pour sa lecture de  l’anthologie Les OGM ET APRÈS…  coordonnée par Yann Quero aux Éditions ARKUIRIS et l’excellente critique qu’elle nous en livre. Son avis très enthousiaste sur l’ensemble des nouvelles de l’anthologie me ravit. Et je suis très heureuse de son ressenti positif sur mon texte Mise au vert :

Hélène Duc Mise au vert (9 pages). Le point de vue d’une plante verte soumise à des expérimentations s’avère une excellente idée. Récit superbement maîtrisé où l’on s’étonne des réflexions et possibilités immenses de ce nouvel être pouvant conquérir le monde. J’ai beaucoup aimé.

Je cite sa conclusion :

En conclusion anthologie soignée qui gagnerait à être connue.

Pour se la procurer :

http://www.amazon.fr/Ogm-Apr%C3%A8s-Yann-QUERO/dp/2919090097

Le site des éditions :

http://www.arkuiris.com/livre.php?id=27

Lien de la chronique : http://francoisegrenierdroesch.over-blog.com/2017/07/les-omg-et-apres.anthologie-dirigee-par-yann-quero-editions-arkuiris.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_sharebar

[Recension] PASSION HAÏKU chez Pippa Editions

300_____passion-haiku_234

Merci à Michèle Lila Harmand de sa lecture attentive et enthousiaste du recueil Passion Haïku coordonné par Daniel Py aux Éditions Pippa, et d’avoir retenu l’un de mes textes dans ses 10 préférés

Lien pour le découvrir : http://www.pippa.fr/Passion-Haiku

Je cite :

Puisque j’ai le feu vert, j’ai opéré dans Passion Haïku (Daniel Py / Éditions Pippa) une petite sélection des mes textes préférés. Il s’agit des haïkus que j’aime, en plus de ceux, excellents, choisis par le coordinateur du livre dans sa préface. Un par auteur : inutile de vous dire que le choix a été difficile …

élaguant les branches
je rallume
le ciel
Hélène Duc

[Chronique de blog] Une très bonne critique de De cendres et d’écarlate par le blog littéraire Light and Smell

de cendres et

Merci infiniment à Audrey Imaginarium​, administratrice du blog littéraire Light and Smell pour sa très bonne critique de mon recueil de nouvelles fantastiques De Cendres et d’écarlate. Voilà qui fait chaud au cœur et du bien au moral en ces temps difficiles où la disette règne pour ma plume et moi. Merci encore, Audrey !

AVIS GÉNÉRAL

Les six nouvelles sont très différentes les unes des autres tant au niveau de l’histoire que de l’atmosphère, mais elles partagent néanmoins un point commun, celui d’être portées par une présence féminine. J’ai ainsi apprécié que chacune des femmes ou, plutôt, créatures féminines imaginées par l’autrice possède du caractère et une certaine présence. Quelques-unes se dévoilent prédatrices quand d’autres sont victimes, mais toutes ont de la ressource et de la détermination.

Un point m’a, en outre, beaucoup plu dans ce recueil : les fins. En général, je suis une adepte des happy end, mais j’ai pourtant été complètement conquise par chacune des fins proposées par Hélène. Elles sont loin d’être très joyeuses, mais elles sont à chaque fois parfaites prolongeant l’angoisse et parfois, l’horreur de chaque histoire.

Si vous me suivez sur le blog depuis un petit moment, vous devez connaître mon amour des belles plumes. Et avec ce recueil, j’ai été plus que satisfaite. Il ne m’a fallu ainsi que quelques lignes pour comprendre qu’Hélène Duc faisait incontestablement partie de ces auteurs qui ont l’art de manier et sublimer les mots, mettant en valeur toute la beauté de la langue française. L’écriture élégante de l’autrice est, pour moi, une raison plus que suffisante de découvrir ce recueil.

S’il vous en faut d’autres, je vous propose de partager mon avis sur chacune des nouvelles. Dans la mesure du possible, j’ai essayé de vous en dévoiler le moins possible, mais si vous voulez garder la surprise que chaque titre promet, je vous invite à lire la suite de l’article après votre propre lecture.

AVIS SUR CHACUNE DES NOUVELLES

L’Âtre

Dans cette première nouvelle, un jeune homme de dix-neuf ans nous raconte un événement qui lui est arrivé dans la nouvelle maison, réputée hantée, achetée par le patriarche de la famille. A l’issue de cet événement, il va faire une promesse qui, si elle offrira la liberté à l’un, enfermera l’autre dans une autre forme de prison, la tristesse.

Difficile de vous donner plus de détails, mais je peux dire que j’ai apprécié la manière dont l’auteure s’est réappropriée une créature connue de tous. J’ai également aimé l’atmosphère de cette nouvelle qui se fait délicieusement de plus en plus angoissante au fil de la lecture.

Jouer avec le feu

Changement total de décor avec cette nouvelle autour de Léa qui se rend en boîte avec sa meilleure amie, un an après avoir été violée. Elle y fera une rencontre décisive qui va la conduire à troquer sa place de victime pour celle de bourreau.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette nouvelle ne m’a pas laissée indifférente. Il faut dire qu’en mélangeant drame, érotisme et fantastique, l’auteure ne pouvait que susciter des émotions qui, en ce qui me concerne, sont passées de la colère à l’ennui pour finir par de l’étonnement.

De la colère contre la meilleure amie que j’ai trouvée révoltante dans sa banalisation du viol qu’elle transforme presque en petit incident qu’avec un peu de bonne volonté, on peut occulter… Ensuite, de l’ennui, car je n’aime pas les scènes érotiques même si je reconnais que l’élégance de la plume d’Hélène Duc m’a permis de ne pas sauter le passage concerné. Enfin, de l’étonnement, car la tournure fantastique que prennent les événements m’a prise de court ce que j’ai bien apprécié.

Bref, dans l’ensemble, j’ai trouvé l’histoire assez dérangeante sans pour autant qu’elle en soit déplaisante.

Miss Saphira

A travers différentes missives qu’il a rédigées à bord de l’Orient-Express, un écrivain narre sa rencontre avec une passagère, Miss Saphira qui est loin de l’avoir laissé indifférent. Comme nous sommes dans un recueil de nouvelles fantastiques, vous avez probablement deviné que cette demoiselle n’est pas comme les autres ce que va découvrir, à ses dépens, l’écrivain.

Le gros point fort pour moi de cette nouvelle est l’ambiance que le huis clos dans le train permet d’instaurer. A mesure que l’on découvre les lettres de l’écrivain, on sent son changement d’humeur : il passe ainsi d’homme transporté par l’émoi amoureux à un individu en proie au doute avant de finir par être rongé par l’angoisse.

Appréciant les lettres, j’ai beaucoup aimé découvrir l’histoire de cet écrivain et celle de Miss Saphira par ce biais. En plus d’apporter un charme presque désuet à l’histoire, cela induit un certain suspense puisque l’on attend avec impatience chaque lettre, chacune d’entre elles nous rapprochant de la révélation sur qui est réellement Miss Saphira.

Sa langue au chat

Dans cette nouvelle, l’autrice nous narre les retrouvailles charnelles entre un homme, de retour à Londres, et son amante qui, comme vous le découvrirez, a une singulière particularité et, accessoirement, un sacré caractère. D’ailleurs, le protagoniste de notre histoire va en faire les frais…

L’expression « donner sa langue au chat » prend une toute autre dimension sous la plume d’Hélène Duc ! Bien que je n’aie aucune appétence pour les histoires érotiques, j’avoue avoir lu sans ennui cette nouvelle, fortement intriguée par son aspect fantastique.  Sa langue au chat fut donc une expérience de lecture originale et intéressante.

Diligence vers l’Ailleurs

Bienvenue dans le Far West avec ses diligences, ses braquages de banque, ses Indiens, ses chasseurs de primes, ses figures emblématiques sans oublier ses extraterrestres. Oui, oui, j’ai bien écrit « ses extraterrestres » même s’il faut bien admettre que ces personnages venus d’ailleurs ne sont pas forcément associés au Far West, du moins, pas en ce qui me concerne.

J’ai donc été agréablement surprise quand j’ai découvert cette nouvelle où la science-fiction fait une entrée très réussie au pays des cow-boys. Alors que je ne lis quasiment jamais de science-fiction, le mélange des genres m’a conquise d’autant que j’ai apprécié le retournement de situation à la fin.

Renaissance

Nous découvrons une jeune femme dépressive qui va commettre un geste désespéré dont elle n’aurait jamais pu anticiper les conséquences…

J’ai eu un problème assez personnel avec cette nouvelle puisque ma phobie relative au sang en a rendu, au début, la lecture assez difficile. Heureusement, l’ambiance des premiers paragraphes évolue nous offrant une atmosphère moins sanguinolente et plus fantastique.

J’ai, en outre, apprécié la manière dont l’autrice aborde la dépression même si c’est de manière sommaire. Elle montre bien que malgré une vie en apparence parfaite, une personne peut néanmoins être victime de cette maladie. Cela me semble important à rappeler, car bien souvent, la dépression chez les personnes qui ont tout ce qui leur faut est très mal acceptée dans la société. L’angoisse de l’abandon est aussi évoquée puisque la rupture avec son petit ami va raviver, chez notre héroïne, des souvenirs assez difficiles.

J’ai trouvé que cette nouvelle se démarquait assez des autres que ce soit par les sujets abordés ou la fin réservée à l’héroïne. A noter également que le titre de l’histoire est, en ce qui me concerne, celui qui est le plus parlant du recueil. Il retranscrit parfaitement l’expérience ultime que va vivre cette femme qui n’appréciait plus sa vie.

CONCLUSION

Pour conclure, jai beaucoup aimé parcourir les six nouvelles qui composent le recueil et découvrir des figures féminines intéressantes, parfois fascinantes. De cendres et d’écarlate fut donc une lecture très plaisante autant pour les instants de détente que le livre offre que pour le bonheur de savourer la finesse de la plume d’Hélène Duc. En quelques mots parfaitement choisis, elle arrive ainsi à nous immerger complètement dans ses histoires où se mêlent fiction et réalité.

N’hésitez pas à cliquer sur les liens pour acheter De cendres et d’écarlate ou consulter la page FB de l’auteure.

Lien : https://lightandsmell.wordpress.com/2017/05/22/de-cendres-et-decarlate-nouvelles-fantastiques-helene-duc/