[Chronique blog] Critique de l’Anthologie « Maisons Hantées » des Éditions Luciférines par le blog L’antre du poulpe

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Merci à Poulpinet du blog littéraire L’antre du poulpe pour cette superbe chronique de l’anthologie Maisons Hantées des Éditions Luciférines dirigée par Barbara Cordier.
L’une des plus riches, documentées, fouillées et profondes que j’ai pu lire à ce jour sur cette belle anthologie.

Retrouvez cette superbe critique dans son intégralité en suivant ce lien :
https://poulpinounet.wordpress.com/…/maisons-hantees-des-e…/

Un merci particulier pour cette sympathique critique de ma nouvelle.

Dans le placard d’Hélène Duc

Hélène Duc tient plus de la poète que de l’auteur de proses fantastique. Elle a reçu plusieurs distinctions, rédige Haïku et nouvelles, qui ont donné naissance à deux recueils. Elle est également détentrice d’un Master II en lettre modernes, et est auteure d’un mémoire sur la vision de la femme dans la littérature fantastique du XIXe siècle.

Voici un texte à la lecture plus simple, puisque rédigé en fonction des pensées d’une enfant de neuf ans. Elle attend le retour de son père policier en s’occupant des affaires de la maison, telle une grande personne. Mais la nuit vient, et elle est encore seule. Les peurs que nous imaginons imprégner une petite fille ne ressortent pas. S’il n’y a pas de figure rassurante auprès d’elle, si elle n’a pas peur des monstres, c’est parce qu’elle a grandi trop vite afin de remplacer sa mère décédée. Elle se réfugie dans ses pensées naïves pour ne pas voir le danger. Angoissés, nous l’imaginons à sa place. Elle joue, et nous, nous voyons se profiler une horreur. Pour nous, la maison se transforme. Elle est habitée par des créatures effrayantes. Nous prenons sa place d’enfant. La petite est étrange, elle ne raisonne pas comme une personne complète. Ses notions de bien et de mal sont bien différentes des nôtres, car, pour elle, tout ce qui contrarie son raisonnement est mauvais. Ou alors, cela n’existe pas. Elle suit ses propres règles que la routine lui a apprises. Ce texte naïf est bien plus malsain que nous le pensons. La gamine est suspecte. Le comportement de son père et de ses collègues également.
Les évènements semblent être déformés par les perceptions de la petite. Plus nous avançons dans le texte, plus la vérité se fait attendre. Dans cette courte nouvelle, c’est à la toute fin qu’elle nous sera révélée. L’auteur y parvient par des chemins détournés, allongeant des paragraphes à propos de détails du quotidien qui alimentait le bonheur de la famille lorsqu’elle était unie. Et notre angoisse grandit, nous sommes nous-mêmes dans l’attente. Nous ne savons rien de ce qu’il se passe, ainsi maintenus dans l’ombre. Qu’est-ce qui se cache dans le placard, et derrière ? Où se trouve le monstre ?