[Critique/Recension] Le silence de l’autre rive et Égarer la lenteur aux éditions Unicité

Merci à Michèle Harmand pour cette très belle recension de mes recueils de haïkus Le silence de l’autre rive et Égarer la lenteur parus aux éditions Unicité. J’en suis très touchée. Merci !

Je cite les gentils mots de Michèle :

Difficile de ne pas aimer ces deux recueils d’Hélène Duc, parus aux Editions Unicité : Le silence de l’autre rive (haïkus) et Égarer la lenteur (haïkus, senryûs et brefs). Des images inventives, des rapprochements inattendus voire audacieux, des jeux de mots, de l’humour, de l’émotion et, au final, une belle poésie, qui étonne et enchante le lecteur. A lire et à relire pour un plaisir renouvelé.

Extraits :

Le silence de l’autre rive :

girouette envolée –
dans la maison une odeur
de coq au vin
*
printemps proche –
j’ôte des chaises
un frisson de jonquilles
*
première tonte –
partout le vent se fait
souffleur de vert
*
déclin bleu du soir –
mon ombre écoute
les voisins s’incendier
*
chemin forestier –
j’allège le silence
de quelques cèpes

Égarer la lenteur :

noyau de cerise
du bout de la langue
la forme du nuage
*
matin d’équinoxe
le sursaut du grille-pain
déplace la lumière
*
route du cimetière
les essuie-glaces
de ton silence au mien
*
automne finissant
les pinsons se blottissent
dans leur solfège
*
veille de chimio
un sapin nu dépasse
du camion-poubelle

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[Anniversaire de parution] Égarer la lenteur fête ses deux ans

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Il y a déjà 2 ans sortait aux Éditions Unicité Égarer la lenteur, mon troisième recueil de haïkus, illustré par mon très talentueux ami Nicolas Reading et très joliment préfacé par la délicieuse Florence LC Houssais.

Format : 15 x 21
Nombre de pages : 84
ISBN/EAN : 978-2-37355-021-4
13 euros

Vous pouvez toujours le commander en suivant le lien ci-dessous :

http://www.editions-unicite.fr/auteurs/DUC-Helene/egarer-la-lenteur/index.php

 

 

[Publication] Égarer la lenteur fête sa première année de parution !

Que le temps passe vite…

Il y a un an tout pile sortait Égarer la lenteur, mon troisième recueil de haïkus aux Éditions Unicité. Il a depuis reçu un merveilleux accueil critique avec des avis très positifs ☺ Merci encore à Nicolas Reading pour les illustrations et à Florence Houssais pour sa belle préface 🙂 Et un grand merci encore à tous ses lecteurs 💚

Toujours disponible sur le site de l’éditeur :http://www.editions-unicite.fr/auteurs/DUC-Helene/Egarer-la-lenteur/index.php

[Manifestation] DEUXIÈME ÉDITION DU Festival TROUÉES POÉTIQUES en Bretagne

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Que faire ce week-end ?
Un beau rendez-vous poétique vous attend en Bretagne grâce aux Éditions Lune Bleue.

Un beau rendez-vous auquel je participerai d’une certaine façon grâce à la gentillesse de mes amies Françoise Lonquety et Rivoallon Valérien qui ont emporté des exemplaires de mon dernier recueil de haïkus Égarer la lenteur paru aux Editions Unicité pour les proposer sur l’Espace Haïku du Salon. UN IMMENSE MERCI A ELLES !

 

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[Critique/Recension] « Égarer la lenteur » par Danièle Duteil dans la Lettre du du haïku numéro 80

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Un million de merci à Danièle Duteil pour sa superbe recension/critique de mon nouveau recueil de haïkus Égarer la lenteur, paru aux Éditions Unicité (ISBN : 978-2-37355-021-4. 13 €. Disponible sur ce lien) publiée dans le numéro 80 de la Lettre du haïku de la revue Ploc !

http://www.100pour100haiku.fr/ploc/la%20lettre%20du%20haiku%20ploc80-association%20pour%20la%20promotion%20du%20haiku.pdf

 

 

Égarer la lenteur
Haïkus, senryûs & brefs d’Hélène Duc
Illustrations Nicolas Reading
Éditions unicité, 4e trimestre 2015. ISBN : 978-2-37355-021-4. 13 €.
Par Danièle Duteil

Avec Égarer la lenteur, Hélène Duc signe son troisième recueil de haïkus. Le titre, alliance de mots inhabituelle, pique la curiosité en pointant un rapport au temps particulier, à découvrir.
De ce rapport découle une vision originale du monde, étroitement liée à l’état d’esprit de la personne à un instant donné.
Hélène Duc choisit de débuter son livre par le solstice d’été, indiquant qu’elle inscrit ses haïkus certes dans le passage des saisons, mais d’abord dans la journée la plus longue de l’année. Pour ne pas la laisser échapper, elle la fixe dans l’éternité en l’inscrivant sur la page.
À plusieurs reprises, on la voit ainsi retenir les heures, attardant ses doigts sur les fleurs de la nappe quand vient l’hiver, suivant le sillage d’un cygne, la griffure d’une libellule sur l’étang, écoutant le café s’égoutter lentement…
Les haïkus sont aussi l’occasion de marquer de nombreux arrêts sur image, parfois très doux, comme ces pinsons blottis dans leur solfège, d’autres fois angoissants :

heure du couchant
une mouette engluée
dans son ombre

En toile de fond, le deuil et la maladie, mentionnés par touches clairsemées, expliquent ce désir de bloquer les aiguilles de la pendule. Mais rapidité et lenteur sont les deux composantes incontournables du facteur temps. Comment gérer la fuite des heures, quand les souvenirs eux-mêmes échappent à l’emprise de la volonté ?

fenêtre du train
les souvenirs de Noël
à grande vitesse

Dans le sillage de l’existence, demeurent les blancs de l’absence et de la solitude, quand les êtres chers viennent à manquer.
Avec Hélène Duc, ce silence revêt une densité palpable. Empaumé, agité par les essuie-glaces ou une éolienne, marqué au calendrier elliptique, saisi sous la forme d’une mouche écrasée, d’une amorce de dégel, il semble secrété par l’eau, sifflant au bout de l’arrosoir, et par la vie même, fût-elle naissante :

soir de solitude
autour des bourgeons
l’éclosion du silence

Dans ce monde ténu, chaque bruit devient la coque où se redessinent les contours de chaque silence, sa caisse de résonnance. Le moindre événement prend des proportions démesurées : le vol du hanneton retentit comme un coup de tonnerre et la musique étourdit la luciole
Le mouvement, quant à lui, peut surgir à travers de très belles images (un saut de carpe emperle le matin), mais survient souvent à contretemps, presque douloureusement : le sursaut du grille-pain / déplace la lumière, la fourmi un mot sur deux sur la page, une ligne d’écume recule, le coquelicot s’ouvre par salves et la dernière abeille passe en rouillant.
Le trait d’humour ci-dessus en côtoie beaucoup d’autres dans le recueil, parfois grinçants, comme la fenêtre à guillotine du 14 juillet, ou encore dans :

mercredi des Cendres
le camélia s’attise
au rouge d’un autre

L’esthétique poétique du recueil, est empreinte de « sabi » : la patine du temps s’insinue à chaque page, jusque dans les vieilles grilles de mots croisés, qui accueillent les pétales fanés du volubilis. Elle est révélée par une gamme chromatique orientée du côté de l’estompe, horizon délavé, bleu du regard vieilli… D’ailleurs, on parle rarement de couleurs franches, mais de nuances. Les évocations se déploient dans l’entre-deux, à la faveur du brouillard ou d’un reflet dans l’eau, du passage des saisons ; l’ombre devance le soir, la pâle présence de la lune se déforme et s’effiloche dans l’humidité ambiante, tandis que l’arc-en-ciel prend la clé des champs ou que l’aube se voit contrainte :

matin d’épiphanie
une toile d’araignée
rapetisse l’aurore

Mais, si les trouvailles superbes d’Hélène Duc tirent fréquemment un sourire, les sentiments n’en ressortent pas moins en demi-teinte eux aussi,

plein vif de l’aube
le champ d’orge oscille
entre rire et sanglot

La belle écriture de l’auteure est agréablement servie par le trait de crayon plein d’entrain de Nicolas Reading.

[Critique/Recension] Égarer la lenteur par Jean-Louis Chartrain

Merci à Jean-Louis Chartrain de la page Facebook L’Escale du haïku pour cette excellente critique de mon recueil de haïkus Égarer la lenteur.

Note de lecture par Jean-Louis Chartrain, décembre 2015

Egarer la lenteur
Haïkus, senryûs & brefs
Hélène DUC
Illustrations de Nicolas Reading
éditions unicité. 2015
82 p.
13 €
ISBN 978-2-37355-021-4

sieste au hamac
le vent vient s’endormir
au fond des arbres

reprise du travail
une dernière tomate
continue de bronzer

Imprimé sur un papier ivoire très agréable, le recueil « Égarer la lenteur » propose 112
textes, répartis de façon dynamique, accompagnés par les illustrations de Nicolas
Reading. Les dernières pages présentent l’auteure et l’illustrateur, un apport
intéressant pour les lecteurs.

première flambée
ses tâches de rousseur
plus émouvantes

Sans coller tout à fait à la tradition japonaise du recueil construit suivant les saisons,
Hélène DUC nous propose toutefois un parcours dans lequel celles-cisont perceptibles,
notamment en raison de la présence régulière du kigo :

dernier soir d’été
le vent prend les mesures
de l’épouvantail

début de l’hiver
mes doigts s’attardent
sur la nappe à fleurs

Si quelques textes laissent transparaître les douleurs de la vie,

tâtant de la paume
le côté de la théière
sa joue me manque

l’humour fleurit au coin de certaines pages :

quatorze juillet
la fenêtre à guillotine
libère un nuage

dégivrage en cours
à la place du mort
un chrysanthème

Les textes sont construits avec une césure sensible (qui ne nécessite pas de marquage)
et articulent deux expressions pour former des images simples, fortes ou originales,
preuve de l’œil exercé d’une haïjin avertie…

veille des Rameaux
une coccinelle dérobe
sa teinte à l’aurore

… qui sait orchestrer en L3 de belles chutes :

nuit des Perséides
mon doigt s’attarde sur
la barre ESPACE

On note que les haïkus-senryûs ne sont pas visuellement distingués des tercets
(annoncés comme des « brefs ») : la démarcation semble passer par l’absence du kigo et
une modification du rythme…

embouteillage
suivre le vent
à travers les arbres

… et par l’usage de termes abstraits ou d’associations inhabituelles…

marée montante
j’empaume le silence
d’une autre praire

Dans ce recueil, Hélène DUC nous offre une promenade en poésie et, pour que nous
en profitions, nous invite à « Égarer la lenteur ».

Jean-Louis Chartrain
décembre 2015

[Pub] Idées de cadeaux de Noël :)

Pensez à vos cadeaux de Noël 🙂

Poésie, nouvelles fantastiques, SF, contemporaines… cette année, offrez des livres ! 🙂

Toujours disponibles à l’achat chez les différents éditeurs, les sites marchands (amazon, fnac, …) et sur commande chez les libraires 🙂

AFH Éditions

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Juillet 2012
Le quadrille des libellules. Hélène Duc
Collection solstice AFH
ISBN 978-2-9522178-6-6

Pour commander les livres de nos publications : assfranchaiku@yahoo.fr

 Éditions Unicité

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Format 15 x 21 – 44 pages
ISBN 978-2-919232-68-0

9.00 euros

Pour commander : http://www.editions-unicite.fr/auteurs/DUC-Helene/silence-autre-rive/index.php

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Format : 15 x 21
Nombre de pages : 84
ISBN/EAN : 978-2-37355-021-4

 

13 euros

Pour commander : http://www.editions-unicite.fr/auteurs/DUC-Helene/Egarer-la-lenteur/index.php

 

Éditions D’un jardin

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Éditions du chat noir

montres-enchantees

Pour commander : http://editionsduchatnoir.com/shop/fr/anthologies/38-montres-enchantees.html

Chez RroyzZ Éditions

58-large_default

Pour commander : http://www.rroyzzeditions.com/index.php?id_product=38&controller=product&id_lang=2&search_query=La+melodie+de+&results=3

L’intégrale Tome 1 + Tome 2

59-home_default

Pour commander : http://www.rroyzzeditions.com/index.php?controller=search&orderby=position&orderway=desc&search_query=La+m%C3%A9lodie+de+&submit_search=

Souffle Court Éditions

Sortie nationale le 2 décembre 2015

Couv Renaissances1

Pour pré-commander : http://www.soufflecourt.com/commande

 

[Publication] Égarer la lenteur : petit point sur le stock

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Format : 15 x 21
Nombre de pages : 84
ISBN/EAN : 978-2-37355-021-4
13 euros

Un petit mot pour vous dire que j’ai passé un bel après-midi hier à dédicacer les exemplaires commandés de mon recueil qui seront postés lundi matin 😉
Le stock de départ a fondu comme neige au soleil et il ne m’en reste plus que 10 exemplaires disponibles !

Je n’en reviens pas, merci à toutes et tous de votre confiance.
Donc, si vous souhaitez recevoir un exemplaire dédicacé, demandez-moi vite par MP 😉

Pour celles et ceux qui préfèrent commander en ligne, vous pouvez vous procurer Égarer la lenteur via le site de l’éditeur Unicité : http://www.editions-unicite.fr/…/Egarer-la-lenteur/index.php

Sur le site d’Amazon : http://www.amazon.fr/Egarer-Lenteur-Helene-Duc/dp/2373550210/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1445691936&sr=1-1&keywords=%C3%A9garer+la+lenteur

ou dans votre librairie avec la référence ISBN/EAN : 978-2-37355-021-4

Merci pour votre intérêt !

[Publication] Parution d’Égarer la lenteur, recueil de haïkus, senryûs et brefs

couverture_400pxegarer
Format : 15 x 21
Nombre de pages : 84
ISBN/EAN : 978-2-37355-021-4
13 euros
J’ai le grand bonheur de vous annoncer la parution de mon troisième recueil de haïkus Égarer la lenteur aux Éditions Unicité, illustré par mon très talentueux ami Nicolas Reading et très joliment préfacé par la délicieuse Florence Houssais.
Vous pouvez le commander en suivant le lien :
http://www.editions-unicite.fr/auteurs/DUC-Helene/Egarer-la-lenteur/index.php

Extrait de la préface de Florence Houssais

« Avec son troisième recueil, Égarer la lenteur, Hélène nous invite à entrer dans son univers à la veille de l’été. C’est la saison qu’elle a choisie pour ouvrir ce recueil, un temps suspendu où l’homme semble étranger au miracle de la nature. Cet être ensommeillé n’est-il pas une métaphore du lecteur qu’Hélène se doit d’éveiller au monde qui l’environne ?

lecture au transat/une fourmi déplace/un mot sur deux

Puis l’homme urbain se métamorphose sous nos yeux. Ses sens s’aiguisent : il voit le vent, il entend la pluie. Et pour célébrer cette osmose nouvelle, Hélène utilise pour la première et presque unique fois le pronom personnel « je » :

marée montante/j’empaume le silence/d’une autre praire

Après la mer, l’auteure nous offre une plongée dans l’univers végétal : les arbres fruitiers, les arbrisseaux, les plantes… Hélène, au jardin, choisit ses mots parmi les plus juteux pour exprimer grands sentiments et petits riens. Son panier déborde alors de jeux de mots, d’images poétiques et d’humour tendre :

l’été qui s’en va/une mouche écrasée/avec le pense-bête

Et, au détour d’une page, c’est déjà l’automne. Les fleurs se fanent avec élégance. Le silence est d’or et de rousseur dans l’univers d’Hélène qui s’attarde au jardin.

soir de tempête/le silence siffle/au bout de l’arrosoir »